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Déclaration officielle du Front POLISARIO.

ECS. Madrid.



Déclaration de presse de M. Oubi Bouchraya, membre de la direction du Front POLISARIO, Représentant pour l’Europe et l’Union européenne.

Ces 2 et 3 mars 2021, le Tribunal de l’Union européenne a tenu deux audiences publiques pour examiner les recours introduits en avril et juin 2019 par le Front POLISARIO contre les accords d’agriculture et de pêche conclus entre l’Union européenne et le Maroc, ainsi que le règlement mettant en Å“uvre l’accord de pêche, dans la mesure où ces accords ont été étendus au territoire du Sahara occidental.

Toutes les parties prenantes au cours des journées ont affirmé le statut distinct et séparé du Sahara Occidental par rapport au Maroc. Elles ont également admis que ces accords ne préjugent pas de la souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. À ce stade, le débat sur la souveraineté n’a pas sa place dans les affaires examinées par le tribunal parce que le Sahara occidental est un territoire non autonome, distinct et séparé du Royaume du Maroc. Il ne s’agit pas d’une question de souveraineté mais de droit inaliénable à l’autodétermination reconnu au peuple sahraoui et sa souveraineté permanente sur ses ressources naturelles.

A la suite des décisions de justice rendues par la Cour en 2016 et 2018, la question cruciale est de savoir si l’Union Européenne a obtenu ou non le consentement du peuple sahraoui avant de conclure les accords, ce qui est une nécessité à partir du moment où le champ d’application des accords UE/Maroc ont été étendus au territoire sahraoui. En droit, le Front POLISARIO, représentant légitime du peuple sahraoui, est le seul à pouvoir donner ce consentement, or, il ne l’a pas donné, et d’ailleurs l’Union européenne ne lui a pas demandé, préférant négocier l’accord avec la puissance occupante, le Maroc. C’est la faute décisive.

Les avocats du Front POLISARIO ont développé devant la Cour des arguments qui structurent cette bataille juridique devant les instances européennes.

Le peuple sahraoui continuera de plaider pour la défense de ses droits devant les instances judiciaires où qu’ils se trouvent. Comme l’a affirmée l’avocat du Front POLISARIO, Gilles Devers devant les juges, “le peuple sahraoui qui vit au rythme du droit", entreprendra donc toute action jugée opportune pour exiger le respect du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui, internationalement reconnu.


LA RASD, UN FACTEUR D'ÉQUILIBRE ET DE STABILITÉ

Paris, 26 février 2021-(ECSAHARAUI). 

Zenan Mohamed Brahim/ECS





Le 27 février 2021, le peuple sahraoui souffle la quarante cinquième bougie de l’existence de son État, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) 

Cet anniversaire est différent à bien des égards de tous les précédents compte tenu non seulement des circonstances dans lesquelles il s’inscrit mais surtout du fait de son apparenté avec la proclamation de la RASD le 27 février 1976. Coincidence ou pur hazard cette commémoration intervient en novembre dernier, 4 mois après la troisième invasion marocaine du territoire libéré de El Guerguerat, tout comme la première invasion lors des accords de Madrid du même mois de novembre 1975, soit 4 mois avant la proclamation de la RASD. La deuxième  invasion, on s’en souvient, eut lieu en 1979 au lendemain des accords de paix avec la Mauritanie aux termes desquels cette dernière a rétrocédé au Front POLISARIO la partie sud qu’elle occupait illégalement du Sahara Occidental.

Après 45 années de cumul de résistance et de victoires sur tous les fronts, l’heure est au bilan.
Malgré l’occupation illégale d’une partie de son territoire par le Maroc qui jouit de la complicité engagée de la France et de l’Espagne, la RASD s’est imposée sur la scène internationale comme un facteur d'équilibre et de stabilité dans la région nord ouest africaine.
Dotée d’instruments et institutions inhérents à tout Etat indépendant et souverain, la RASD exerce pleinement sa souveraineté sur plus de 30% de son territoire, dispose d’une Constitution qui régule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Depuis la proclamation de la RASD, les autorités sahraouies ont accordé une priorité particulière à l’éducation et à la santé, outre d’autres structures socio-économiques pour répondre aux besoins immédiats de la population.

Au plan de l’éducation, tous les jeunes de moins de 45 ans ont passé par un enseignement gratuit et obligatoire avec des niveaux variant de fin d’études primaires à l'université alors que l’autre frange de la population a bénéficié de campagnes d’alphabétisation estivales de sorte qu’aujourd’hui plus de 99% de la population sait lire et écrire.

la santé basée sur la prévention a joui elle aussi du même effort concomitant que l’éducation à travers l’existence de dispensaires locaux et régionaux ainsi que l’institution  dans toutes les municipalités de comités de santé relevant du Ministère de la Santé Publique, ayant pour rôle de veiller sur l’hygiène de l’environnement et la sensibilisation périodique sur les maladies.
Grâce à cette politique sanitaire, les campements des réfugiés sahraouis et les territoires libérés de la RASD ont été à l’abri de la pandémie du COVID19 dès son début. On n’y a enregistré jusqu’à présent que 6 décès, 40 infectés et 33 rétablis alors que dans la plupart des pays du monde, entre autres les plus développés, les victimes se comptent malheureusement par dizaines de milliers.
Le taux de médecins qualifiés tant aux campements des réfugiés qu’en territoires libérés de la RASD représente 1/1000 sans compter le corps paramédical dont la plupart est formée sur le terrain.

Militairement, la RASD s’est distinguée comme une puissance continentale qui a son poids et son mot à dire dans la région.Elle compte sur une armée de libération nationale aguerrie, entraînée, maîtrisant l’art et les techniques de combat avec une riche expérience enseignée comme modèle dans les hautes écoles militaires étrangères. C’est d’ailleurs cette armée sahraouie qui a contraint, dans les années 80, le Maroc en déroute militaire à faire appel à l’ONU pour signer un Plan de paix avec le Front POLISARIO le 29 avril 1991. 
Après sa violation flagrante du cessez-le-feu en novembre dernier, le Maroc, de nouveau, trouva devant lui sur les premières lignes de combat l’armée de libération sahraouie qui ne finit de l'harceler et de lui infliger de lourdes pertes en vies humaines et matérielles, ce à  quoi il lança un SOS à l’intervention israélienne et au financement des pays du golfe.

Sur le plan international, la RASD est une réalité tangible, incontournable. Membre fondateur de l’Union Africaine, elle participe à tous les forums et conférences internationaux sponsorisés par l’Organisation continentale.
Somme toute, elle est reconnue de jure par plusieurs dizaines de pays dans le monde et entretient des relations diplomatiques suivies avec eux au niveau d’ambassadeurs, tout en étant omniprésente dans la plupart des pays européens à travers des Représentations du Front POLISARIO.

Pour l’avènement d’une solution politique, juste et définitive du conflit, l’ONU devrait-elle attendre encore que l’armée de libération sahraouie fasse, comme par le passé dans les années 80 du siècle dernier, 3000 prisonniers dans les rangs de l’armée marocaine pour qu’elle intervienne de nouveau faisant valoir la nécessité du retour au Plan de Règlement initial? Pour y parvenir, il suffit tout simplement de respecter les règles du jeu prescrites par le droit international et sans cesse confirmées par les résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine (UA), de confier à la MINURSO la vigilance des droits de l’homme, d’impliquer la composante de l’UA dans le processus de paix et de donner des garanties concrètes au peuple sahraoui en fixant un délai précis pour la célébration du référendum d’autodétermination reporté sine die depuis trente ans.

Lettre de soutien et solidarité avec SOLTANA KHAYA militante de droit de l'homme aux tirritoires ocuppés Sáhara Occidental.

Paris, le 16 février 2021-(ECSAHARAUI) 

Par Mohamed LaBsir/ECS 



Une lettre émotionnelle transmets beaucoup de solidarité et courage de la par de Mr MEHREZ LAMARI vers l'activiste Saharoui de droit de l'homme SOLTANA KHAYA agressé hier par la force d'occupation Marocain à la ville de BOUJDOUR. 

En tant que militant des droits de l'homme et des peuples et ex président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, suite ton agression sauvage par les forces d'occupation coloniale marocaine que je condamne vigoureusement.,je te reaffime mon soutien et ma solidarité agissante dans ta lutte et celle du front polisario jusqu'à l'indépendance totale de la République Arabe Sahraoui Démocratique
Je salue ton courage et ta détermination de continuer à tenir Haut le flambeau de la fidélité, de la libération, de la dignité avec foi
Je salue aussi ton engagement, ton courage et ta loyauté envers la justesse du combat du front polisario qui force le respect, l'admiration et la Haute considération .
Chère soeur Soltana, vous êtes en droit d'attendre de la communauté internationale un soutien plus ferme et une action plus résolue en vue de l'exercice du droit du peuple sahraoui à l autodetermination.
L'ONU, LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES, LE SG ONU doivent agir et mettre fin à l'impunité, l'injustice et aux violations systématiques des droits de l'homme dans les territoires sahraoui occupés perpétrés par l armée marocaine et mettre fin à l'occupation coloniale marocaine au Sahara Occidental .
Tôt ou tard le droit imprescriptibledu peuple sahraoui à lautodetermination triomphera au Sahara Occidental. L'histoire est la pour en témoigner,
Vive la RASD libre et indépendante. 
Fraternellement, MAHREZ LAMARI

La hache de guerre du POLISARIO est définitivement déterrée.

Madrid, 06 Decembre 2020.-(ECSAHARAUI) 

OPINION

Par: Dih Mokhtar Daf.


Le peuple sahraoui s’est levé, en fin, de ses 29 ans de léthargie en attente d’un mirage nommé référendum d’autodétermination pour lequel le Conseil de Sécurité a constitué, en 1991, la MINURSO -Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental - qui s’est transformée à la longue en gardienne des intérêts de la force occupante du territoire, en l’occurrence, le royaume du Maroc.

Cette longue durée de ni paix ni guerre a failli inexorablement de mettre à genoux les aspirations et les desseins nationaux pour lesquels les sahraouis avez tant sacrifié afin qu’ils puissent jouir, à l'instar de tous les peuples de cette planète, de leur pays intégralement libéré de ses envahisseurs qui bafouent tous leurs droits humains au su et au vu de cette mission onusienne chosifiée par le Makhzen et son allié au Conseil de Sécurité.

Le peuple sahraoui et sa Direction ont beaucoup cru, à tort ou à raison, à cette arnaque grotesque qu’est l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Sa bonne foi, sa confiance en la communauté internationale et en son << plan de règlement >> lui ont valu inutilement un temps mort qui, sans cette supercherie, pouvait être utilisé à des fins efficaces et profitables aux besoins de la libération nationale, en gardant  son haleine révolutionnaire et en continuant son action militaire dans le but de ne donner aucun répit à l’ennemi.

Mais à quelque chose malheur est bon, les sahraouis, enfin se sont rendus compte, ne serait-ce que tardivement, du leurre onusien et ont affirmé collectivement de ne donner plus jamais aucun crédit aux engagements et accords signés avec le Makhzen sous les auspices de n’ importe quelle Organisation, soit-elle. Et si éventuellement, il y aurait un projet de solution du conflit ou négociations, ils ne s’appliqueront et ne se feront que concomitamment à la lutte armée qui est la seule garantie de l’unité et de l’existence même des sahraouis.

Guerguerat, 13 novembre, fût la date fatidique qui a marqué un tournant décisif dans l’ histoire de la lutte de ce peuple dans son combat pour recouvrir, son indépendance, son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale.

Tout à commencé, le 21 octobre quand un groupe de civils agacés par le pillage de ses ressources a décidé de manifester pacifiquement devant la brèche ouverte illégalement dans le mur de la honte, en contradiction avec les accords du << plan de paix >> dûment accepté par les deux parties.

Le Maroc, par son comportement toujours belliqueux a fait sortir, en toute impunité, son armée par d’ autres brèches ouvertes en contradiction avec les accords du cessez-le-feu, pour faire passer ses troupes en vu d’ opprimer des manifestants qui exprimaient par des slogans écrits sur des banderoles leur refus du pillage de leur ressources par une force d’occupation étrangère.

Cette sortie de l’armée marocaine a donné l’opportunité à l’armée de libération sahraouie de se désengager légalement des accords du cessez-le-feu conclus entre eux et l’envahisseur en ripostant militairement en légitime défense. Et de là, tous les accords militaires conclus en 1991, avec le royaume du Maroc sont considérés, par les sahraouis, comme nuls et non avenus.

Le Maroc, alors a, par cette nouvelle agression, offert au POLISARIO l’opportunité légale à reprendre les armes et déclencher leur deuxième guerre de libération  qui, selon toute vraie semblance, ne s’ arrêtera qu’ après la libération totale de de la RASD.

Tout compromis ou projet de solution ne serait accepté que sous le pilonnage des armes, car les sahraouis n’ accepteront plus de se désarmer pour négocier. Ils ont longtemps cru à la communauté internationale, aux Nations Unies et à ses multitudes de résolutions non contraignantes qui mettent l’agresseur et l’agressé dans le même sac, alors que le Sahara Occidental est indiscutablement un problème de décolonisation enregistré dans la liste des territoires non autonomes (résolution 1541 (XV) du 15 décembre 1960).

Ces événements qui se sont déroulés tout dernièrement ont rendues incontestablement deux dates mémorable dans l’histoire contemporaine de la lutte du vaillant peuple sahraoui: -20 mai 1973, début du déclenchement de la première révolution qui s’est terminée par les accords du cessez-le-feu qui n’ont amené à nulle part à cause de l’intransigeance du Maroc et du laxisme dont il bénéficie au Conseil de Sécurité grâce à son allié principal.

-Et le 13 novembre, déclenchement de la deuxième guerre de libération qui, sous n’ importe quel prétexte, ne se terminera qu’ après le départ du dernier soldat et colon marocains.

Enfin le peuple sahraoui ne serai plus dupé par des règlements concoctés contre sa cause nationale.

L'abominable discrimination d'Antonio Guterres au Sahara Occidental.

Genéve, 28 Septembre de 2020.  - (ECSAHARAUI) 


OPINION


Para Haddamin Moulud Said/ECS 



Lorsqu'en 1991, le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc ont signé le cessez-le-feu, sous les auspices de l'ONU, un mur militaire infranchissable a traversé le Sahara occidental, de la pointe nord-est à l'Atlantique, à la pointe sud-ouest. A l'époque, dans l'extrême sud-ouest du territoire, le Maroc disposait d'un point de contrôle situé à plus de 15 kilomètres au nord de sa position actuelle.


Avec l'approbation de la MINURSO et dans une violation ouverte du cessez-le-feu, le Maroc a volé de plus en plus de terres pour localiser ce point de contrôle au point actuel, à moins de cinq kilomètres de la frontière mauritanienne.


Déjà en 2001, lorsque le Maroc a commencé à ouvrir la brèche illégale dans le mur, en construisant une autoroute qui va à la frontière mauritanienne, l'ONU et certains États membres s'y sont opposés. Dans le cinquième paragraphe de son rapport du 24/04/2001 (S / 2001/398), le Secrétaire général de l'ONU affirme que «son représentant spécial, William Eagleton, et le commandant de la Force, le général Claude Buze, ont mis en garde leurs contacts civils et militaires marocains que le projet de construction de la route soulevait des questions difficiles et impliquait des activités pouvant constituer des violations de l'accord de cessez-le-feu ». Et ainsi, ils ont réussi à amener le Maroc à abandonner sa route prévue.


Plus tard, dans son rapport du 20/06/2001 (S / 2001/613), huitième paragraphe, le Secrétaire général déclare que «Ã  la mi-mai, lorsqu'il est devenu évident que les travaux avaient repris, la MINURSO et plusieurs des États membres ont contacté les autorités marocaines et leur ont demandé de suspendre, à nouveau, la construction de la route ».


Mais depuis, la MINURSO a permis au Maroc de construire l'autoroute, dans cette pointe sud-ouest et de permettre le transit du territoire occupé vers la Mauritanie, alors qu'aucun autre lieu de passage n'était autorisé pour le transit des Sahraouis eux-mêmes d'un côté à l'autre de leur propre territoire, perpétuant la division d'un peuple depuis plus de 45 ans.


En d'autres termes, la MINURSO a permis au Maroc d'ouvrir une brèche illégale dans le mur. Et depuis, la MINURSO a assumé le rôle de gardienne du pillage des ressources naturelles du territoire à travers cette brèche illégale. Bizzarement, le Secrétaire général de l'ONU, M. Antonio Guterres, dans une violation inacceptable du statut juridique du territoire, l'appelle «trafic ordinaire de marchandises», comme l'indique l'intitulé de ses Observations et Recommandations, paragraphe 83 de son rapport du 10/10/2019 (S / 2019/787).


Si, comme l'affirme A. Guterres, nous sommes confrontés à un «trafic ordinaire de marchandises», pourquoi alors l'ancien Représentant spécial, William Eagleton, et le commandant de la Force, le général Claude Buze, ont-ils intercédé auprès du Maroc pour le disuader de construire cette autoroute? Pourquoi certains États membres permanents du Conseil de sécurité ont-ils dissuadé le Maroc de construire cette route en 2001?


Que s'est-il passé pour que ce qui était autrefois une «violation du cessez-le-feu» est maintenant devenu un «trafic de marchandises ordinaire»? La seule chose qui s'est produite, c'est que M. Antonio Gueterres est devenu le nouveau secrétaire général de l’ONU.


Antonio Guterres a accédé à la présidence du gouvernement du Portugal en 1995 et a promu la réforme de la constitution portugaise qui a été adoptée, pendant sa présidence du gouvernement, en 1997, comprenant l'article suivant:


Article 293º


(Autodétermination et indépendance du Timor Leste)


1. Le Portugal reste lié par ses responsabilités, d'harmonie internationale, de promotion et de direction de l'autodétermination et de l'indépendance vis-à-vis du Timor-Leste.


2. Il est de la responsabilité du Président de la République et du Gouvernement d'accomplir tous les actes nécessaires à la réalisation des deux objectifs explicites du numéro précédent.


Alors, qu'est-ce qui explique pourquoi Antonio Guterres s'est investi si intensément contre l'Indonésie et l'Australie pour défendre le Timor-Leste, et au contraire, dans le cas du Sahara occidental, si ouvertement en faveur du Maroc? La seule raison d'une telle attitude est que les Timorais, comme Guterres, sont chrétiens et, d'autre part, les Sahraouis sont musulmans. Jamais auparavant un secrétaire général de l'ONU n'avait fait preuve d'un tel niveau de discrimination fondée sur la religion des victimes.


Mais l'ONU doit savoir que ni le POLISARIO ni personne d'autre ne peut continuer à nourrir la confiance de l'opinion publique sahraouie dans une organisation qui n'a pas été en mesure d'organiser un référendum pour moins d'un demi-million de personnes depuis trente ans et, en outre, couvre le dos de la puissance occupante et ses violations du cessez-le-feu, en lui permettant de gagner plus de terrain pour continuer à piller les ressources naturelles dudit peuple.


Pour l'opinion publique sahraouie, boucher la brèche illégale d'El Guerguerat est devenu une condition sine qua non pour continuer à avoir confiance dans le processus de paix dirigé par l'ONU.


Compte tenu du fait que le peuple sahraoui a toute la légitimité pour prendre les armes contre l'occupation étrangère, il faut comprendre que, lorsqu'il se manifeste pour combler cette brèche illégale, il jouit également d'une pleine légitimité.


Si le Maroc a réussi à faire de la MINURSO le gardien de son occupation du Sahara Occidental et le camoufleur d'une brèche illégale, le fait que les Sahraouis manifestent pour exiger la fermeture de ladite brèche illégale serait donc une réaction logique et legitime.


En fin de compte, la seule chose que les Sahraouis réclament, c'est d'inverser le rôle de la MINURSO pour qu'au lieu de couvrir le dos du Maroc, de protéger une brèche illégale, elle procède à sa fermeture.


La conviction de l'opinion publique sahraouie, par rapport à la connivence de la MINURSO avec la violation illégale d'El Guerguerat est bien motivée, car pour désamorcer la crise de 2017, le Polisario s'est retiré militairement de la zone, avec pour garantie l'engagement de l'ONU d'envoyer une mission d'experts pour étudier et résoudre le problème de la violation illégale d'El Guerguerat. Cependant, trois ans plus tard, cette Commission n’existe toujours pas et n’a pas mis les pieds sur le terrain.


L'ONU et son secrétaire général assument pleinement toutes les responsabilités qui pourraient découler de la frustration et de la colère d'un peuple fatigué d'attendre. 

MEHREZ Lamari militant de droit de lhomme et lex président de le comité national Algérien de soutien au peuple Saharaui á déclaré.

Paris, 20 Juin 2020.-(ECSAHARAUI)

Par Mohamed LaBsir/ECS




Le militant des droits de l'homme Mehrez Lamari à déclaré pendant l'occasion de la commémoration de la journée mondiale des réfugiés, je prie, j'invite et j'appelle tous les citoyens épris de paix de justice et attaché aux valeurs nobles de l'humanité, d'avoir une pensée chaleureuse et un élan solidaire avec les réfugiés sahraouis qui vivent dans des conditions difficiles hors de leur territoire le Sahara occidental occupé illégalement par le Royaume du Maroc, en violation du droit international.

Figurant depuis 1965 sur la liste des territoires non autonomes du comité de décolonisation des Nations unies, le Sahara occidental est un territoire dont le processus de décolonisation à été interrompu par l'invasion et l'occupation marocaine de 1975 et qui relève de l'application de la résolution 1514,de decembre 1960 de l'assemblée générale de L'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux peuples et pays coloniaux.

En cette journée commémorative je salue la dignité. le courage et l'endurance du peuple sahraoui qui a forcé le respect de tous ceux qui ont su apprécié la justesse de sa résistance et reconnaître ses sacrifices dans l'épreuve qui lui est imposée.

Je suis fier et honoré d'être citoyen algérien, cette Algérie attaché fermement aux principes de la Révolution de Novembre 1954,cette terre d'accueil et d'hospitalité fidèle à son histoire ancestrale qui continue à apporter soutien, aide, secours et assistance aux réfugiés du Sahara occidental qui sont sous le mandat du HCR qui assure leur protection et la mobilisation de l'assistance humanitaire en leur faveur conformément à la convention du 28 juillet 1951 relative aux statut des réfugiés.

Vive la lutte du peuple sahraoui sous l'égide du front polisario pour le droit à l autodetermination et à l'indépendance.

Le peuple sahraoui commémore le 50e anniversaire du soulèvement de Zemla (17 juin 1970) contre l'occupation espagnole.

Chahid Alhafed, 17 Juin 2020. - (ECSAHARAUI)

Mohamed LaBsir / ECS




Le peuple sahraoui commémore aujourd'hui, mercredi 17 juin, le 50e anniversaire du soulèvement populaire de Zemla contre le colonialisme espagnol, dans le but de lui enlever ses droits légitimes à la liberté, l'autodétermination et à l'indépendance, trois ans avant le début de la lutte armée menée par le Front Polisario.

En déniant aux Sahraouis leur droit à l'autodétermination, l'Espagne a élaboré un document décrivant l'intégration de la population sahraouie dans la métropole espagnole, considérant que le Sahara occidental est une "province espagnole". L'annonce de la décision espagnole s'est accompagnée d'une fête solennelle le 17 juin 1970.

Cette mesure a provoqué des réactions spontanées du côté sahraoui. Les manifestants dirigés par Mohamed Sidi Brahim Bassiri ont présenté une pétition au gouverneur général du Sahara espagnol, à El Aaiun.

Au début de la manifestation, la Légion espagnole a tiré sans discernement sur la foule, tuant 11 manifestants.

Des centaines de Sahraouis ont été arrêtés en quelques jours, dont Bassiri, porté disparu en prison, qui aurait été tué ou torturé à mort.

Mohamed Sidi Brahim Bassiri a donné sa vie, comme les autres Sahraouis, en hommage à la liberté et à la dignité.