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Déclaration officielle du Front POLISARIO.

ECS. Madrid.



Déclaration de presse de M. Oubi Bouchraya, membre de la direction du Front POLISARIO, Représentant pour l’Europe et l’Union européenne.

Ces 2 et 3 mars 2021, le Tribunal de l’Union européenne a tenu deux audiences publiques pour examiner les recours introduits en avril et juin 2019 par le Front POLISARIO contre les accords d’agriculture et de pêche conclus entre l’Union européenne et le Maroc, ainsi que le règlement mettant en œuvre l’accord de pêche, dans la mesure où ces accords ont été étendus au territoire du Sahara occidental.

Toutes les parties prenantes au cours des journées ont affirmé le statut distinct et séparé du Sahara Occidental par rapport au Maroc. Elles ont également admis que ces accords ne préjugent pas de la souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. À ce stade, le débat sur la souveraineté n’a pas sa place dans les affaires examinées par le tribunal parce que le Sahara occidental est un territoire non autonome, distinct et séparé du Royaume du Maroc. Il ne s’agit pas d’une question de souveraineté mais de droit inaliénable à l’autodétermination reconnu au peuple sahraoui et sa souveraineté permanente sur ses ressources naturelles.

A la suite des décisions de justice rendues par la Cour en 2016 et 2018, la question cruciale est de savoir si l’Union Européenne a obtenu ou non le consentement du peuple sahraoui avant de conclure les accords, ce qui est une nécessité à partir du moment où le champ d’application des accords UE/Maroc ont été étendus au territoire sahraoui. En droit, le Front POLISARIO, représentant légitime du peuple sahraoui, est le seul à pouvoir donner ce consentement, or, il ne l’a pas donné, et d’ailleurs l’Union européenne ne lui a pas demandé, préférant négocier l’accord avec la puissance occupante, le Maroc. C’est la faute décisive.

Les avocats du Front POLISARIO ont développé devant la Cour des arguments qui structurent cette bataille juridique devant les instances européennes.

Le peuple sahraoui continuera de plaider pour la défense de ses droits devant les instances judiciaires où qu’ils se trouvent. Comme l’a affirmée l’avocat du Front POLISARIO, Gilles Devers devant les juges, “le peuple sahraoui qui vit au rythme du droit", entreprendra donc toute action jugée opportune pour exiger le respect du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui, internationalement reconnu.


L'abominable discrimination d'Antonio Guterres au Sahara Occidental.

Genéve, 28 Septembre de 2020.  - (ECSAHARAUI) 


OPINION


Para Haddamin Moulud Said/ECS 



Lorsqu'en 1991, le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc ont signé le cessez-le-feu, sous les auspices de l'ONU, un mur militaire infranchissable a traversé le Sahara occidental, de la pointe nord-est à l'Atlantique, à la pointe sud-ouest. A l'époque, dans l'extrême sud-ouest du territoire, le Maroc disposait d'un point de contrôle situé à plus de 15 kilomètres au nord de sa position actuelle.


Avec l'approbation de la MINURSO et dans une violation ouverte du cessez-le-feu, le Maroc a volé de plus en plus de terres pour localiser ce point de contrôle au point actuel, à moins de cinq kilomètres de la frontière mauritanienne.


Déjà en 2001, lorsque le Maroc a commencé à ouvrir la brèche illégale dans le mur, en construisant une autoroute qui va à la frontière mauritanienne, l'ONU et certains États membres s'y sont opposés. Dans le cinquième paragraphe de son rapport du 24/04/2001 (S / 2001/398), le Secrétaire général de l'ONU affirme que «son représentant spécial, William Eagleton, et le commandant de la Force, le général Claude Buze, ont mis en garde leurs contacts civils et militaires marocains que le projet de construction de la route soulevait des questions difficiles et impliquait des activités pouvant constituer des violations de l'accord de cessez-le-feu ». Et ainsi, ils ont réussi à amener le Maroc à abandonner sa route prévue.


Plus tard, dans son rapport du 20/06/2001 (S / 2001/613), huitième paragraphe, le Secrétaire général déclare que «à la mi-mai, lorsqu'il est devenu évident que les travaux avaient repris, la MINURSO et plusieurs des États membres ont contacté les autorités marocaines et leur ont demandé de suspendre, à nouveau, la construction de la route ».


Mais depuis, la MINURSO a permis au Maroc de construire l'autoroute, dans cette pointe sud-ouest et de permettre le transit du territoire occupé vers la Mauritanie, alors qu'aucun autre lieu de passage n'était autorisé pour le transit des Sahraouis eux-mêmes d'un côté à l'autre de leur propre territoire, perpétuant la division d'un peuple depuis plus de 45 ans.


En d'autres termes, la MINURSO a permis au Maroc d'ouvrir une brèche illégale dans le mur. Et depuis, la MINURSO a assumé le rôle de gardienne du pillage des ressources naturelles du territoire à travers cette brèche illégale. Bizzarement, le Secrétaire général de l'ONU, M. Antonio Guterres, dans une violation inacceptable du statut juridique du territoire, l'appelle «trafic ordinaire de marchandises», comme l'indique l'intitulé de ses Observations et Recommandations, paragraphe 83 de son rapport du 10/10/2019 (S / 2019/787).


Si, comme l'affirme A. Guterres, nous sommes confrontés à un «trafic ordinaire de marchandises», pourquoi alors l'ancien Représentant spécial, William Eagleton, et le commandant de la Force, le général Claude Buze, ont-ils intercédé auprès du Maroc pour le disuader de construire cette autoroute? Pourquoi certains États membres permanents du Conseil de sécurité ont-ils dissuadé le Maroc de construire cette route en 2001?


Que s'est-il passé pour que ce qui était autrefois une «violation du cessez-le-feu» est maintenant devenu un «trafic de marchandises ordinaire»? La seule chose qui s'est produite, c'est que M. Antonio Gueterres est devenu le nouveau secrétaire général de l’ONU.


Antonio Guterres a accédé à la présidence du gouvernement du Portugal en 1995 et a promu la réforme de la constitution portugaise qui a été adoptée, pendant sa présidence du gouvernement, en 1997, comprenant l'article suivant:


Article 293º


(Autodétermination et indépendance du Timor Leste)


1. Le Portugal reste lié par ses responsabilités, d'harmonie internationale, de promotion et de direction de l'autodétermination et de l'indépendance vis-à-vis du Timor-Leste.


2. Il est de la responsabilité du Président de la République et du Gouvernement d'accomplir tous les actes nécessaires à la réalisation des deux objectifs explicites du numéro précédent.


Alors, qu'est-ce qui explique pourquoi Antonio Guterres s'est investi si intensément contre l'Indonésie et l'Australie pour défendre le Timor-Leste, et au contraire, dans le cas du Sahara occidental, si ouvertement en faveur du Maroc? La seule raison d'une telle attitude est que les Timorais, comme Guterres, sont chrétiens et, d'autre part, les Sahraouis sont musulmans. Jamais auparavant un secrétaire général de l'ONU n'avait fait preuve d'un tel niveau de discrimination fondée sur la religion des victimes.


Mais l'ONU doit savoir que ni le POLISARIO ni personne d'autre ne peut continuer à nourrir la confiance de l'opinion publique sahraouie dans une organisation qui n'a pas été en mesure d'organiser un référendum pour moins d'un demi-million de personnes depuis trente ans et, en outre, couvre le dos de la puissance occupante et ses violations du cessez-le-feu, en lui permettant de gagner plus de terrain pour continuer à piller les ressources naturelles dudit peuple.


Pour l'opinion publique sahraouie, boucher la brèche illégale d'El Guerguerat est devenu une condition sine qua non pour continuer à avoir confiance dans le processus de paix dirigé par l'ONU.


Compte tenu du fait que le peuple sahraoui a toute la légitimité pour prendre les armes contre l'occupation étrangère, il faut comprendre que, lorsqu'il se manifeste pour combler cette brèche illégale, il jouit également d'une pleine légitimité.


Si le Maroc a réussi à faire de la MINURSO le gardien de son occupation du Sahara Occidental et le camoufleur d'une brèche illégale, le fait que les Sahraouis manifestent pour exiger la fermeture de ladite brèche illégale serait donc une réaction logique et legitime.


En fin de compte, la seule chose que les Sahraouis réclament, c'est d'inverser le rôle de la MINURSO pour qu'au lieu de couvrir le dos du Maroc, de protéger une brèche illégale, elle procède à sa fermeture.


La conviction de l'opinion publique sahraouie, par rapport à la connivence de la MINURSO avec la violation illégale d'El Guerguerat est bien motivée, car pour désamorcer la crise de 2017, le Polisario s'est retiré militairement de la zone, avec pour garantie l'engagement de l'ONU d'envoyer une mission d'experts pour étudier et résoudre le problème de la violation illégale d'El Guerguerat. Cependant, trois ans plus tard, cette Commission n’existe toujours pas et n’a pas mis les pieds sur le terrain.


L'ONU et son secrétaire général assument pleinement toutes les responsabilités qui pourraient découler de la frustration et de la colère d'un peuple fatigué d'attendre. 

MEHREZ Lamari militant de droit de lhomme et lex président de le comité national Algérien de soutien au peuple Saharaui á déclaré.

Paris, 20 Juin 2020.-(ECSAHARAUI)

Par Mohamed LaBsir/ECS




Le militant des droits de l'homme Mehrez Lamari à déclaré pendant l'occasion de la commémoration de la journée mondiale des réfugiés, je prie, j'invite et j'appelle tous les citoyens épris de paix de justice et attaché aux valeurs nobles de l'humanité, d'avoir une pensée chaleureuse et un élan solidaire avec les réfugiés sahraouis qui vivent dans des conditions difficiles hors de leur territoire le Sahara occidental occupé illégalement par le Royaume du Maroc, en violation du droit international.

Figurant depuis 1965 sur la liste des territoires non autonomes du comité de décolonisation des Nations unies, le Sahara occidental est un territoire dont le processus de décolonisation à été interrompu par l'invasion et l'occupation marocaine de 1975 et qui relève de l'application de la résolution 1514,de decembre 1960 de l'assemblée générale de L'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux peuples et pays coloniaux.

En cette journée commémorative je salue la dignité. le courage et l'endurance du peuple sahraoui qui a forcé le respect de tous ceux qui ont su apprécié la justesse de sa résistance et reconnaître ses sacrifices dans l'épreuve qui lui est imposée.

Je suis fier et honoré d'être citoyen algérien, cette Algérie attaché fermement aux principes de la Révolution de Novembre 1954,cette terre d'accueil et d'hospitalité fidèle à son histoire ancestrale qui continue à apporter soutien, aide, secours et assistance aux réfugiés du Sahara occidental qui sont sous le mandat du HCR qui assure leur protection et la mobilisation de l'assistance humanitaire en leur faveur conformément à la convention du 28 juillet 1951 relative aux statut des réfugiés.

Vive la lutte du peuple sahraoui sous l'égide du front polisario pour le droit à l autodetermination et à l'indépendance.

L'Espagne a assassiné de sang-froid le père de la lutte sahraouie, Mohamed Sidbrahim Bassiri | Vie et disparition

Paris, 14 Juin, 2020.-(ECSAHARAUI)

Article original écrit par Mohamed Salem Abdelhay. Traduction par Mohamed LaBsir | ECS.





Cinquante ans après le meurtre de Basiri, le père de la lutte...

Sidi Mohamed Sidi Ibrahim Bassiri est né en 1942 dans une famille religieuse sahraouie. Il a étudié le Coran et les valeurs religieuses de l'islam, a atteint la puberté et en 1958, en raison de la sécheresse, lui et sa famille ont été rapatriés de Lemseied (près d'El Aaiún) au sud du Maroc, dans une région appelée Lahsas, ici son La famille trouve des pâturages pour leur bétail et Bassiri poursuit ses études primaires et secondaires. Il a profité d'une bourse du Maroc, délivrée sous le nom de "Promouvoir nos Sahraouis" et a terminé ses études secondaires à Casablanca et est allé à l'université avec un autre ami sahraoui, "El Bahi".

En 1966, il est retourné au Maroc avec son ami "El Bahi" et ils ont fondé un magazine qui traiterait du Sahara occidental et qui s'appellerait "Chamaa" (La Torche). Un an plus tard, Bassiri a publié un article intitulé "Le Sahara pour les Sahraouis" dans lequel il a demandé l'indépendance de l'Espagne. Immédiatement, le ministère marocain de l'Intérieur a fermé le magazine et ordonné sa capture. Bassiri a été plus rapide que les autorités marocaines grâce aux informations fournies par un ami de la famille, et c'est que les services de renseignement marocains avaient l'intention de l'arrêter.

Il a traversé le Maroc sous l'œil vigilant des autorités marocaines et a passé huit mois à vivre avec ses oncles à la frontière du Sahara occidental jusqu'à l'arrivée de son frère, qui était également persécuté par les autorités marocaines. Les deux frères ont demandé aux autorités espagnoles d'entrer sur le territoire sahraoui, mais sans sauf-conduit délivré par la police territoriale, c'était impossible. Ils ont donc fini par entrer illégalement (ils n'avaient pas de laissez-passer) dans le Sahara espagnol en mars 1968, les autorités espagnoles étant lentes à résoudre leur situation.

Le Maroc avait averti l'Espagne du type de personne que Bassiri était et de ses intentions et dès qu'il est entré sur le territoire où il était détenu avec son frère, ils ont été emprisonnés et transférés à El Aaiún pour être expulsés au Maroc, mais grâce à la pression Famille et autres personnalités sahraouies, les autorités espagnoles ont cédé et ont accepté de fournir un sauf-conduit à chaque frère en échange de l'oubli de Bassiri pour la politique et l'indépendance. Bassiri ne pouvait pas faire ça, il savait qu'il était entré au Sahara occidental pour une cause, pour un projet. Il s'est installé au domicile de son neveu Brahim Ould Limam à Smara, et c'est de là que vient l'origine du nationalisme sahraoui. Bientôt, la maison de son neveu est devenue un centre de discussion que tout le monde a visité pour obtenir des informations, y compris le `` Cadi '' de Smara, Mohamed Ould Beidela. En 1969, il a ouvert un centre de formation politique camouflé en centre d'éducation de base, dont l'objectif était de former des jeunes sahraouis et d'éveiller leur intérêt pour l'indépendance, il faut rappeler que Bassiri voyait un grand potentiel énergétique dans la jeunesse nationaliste sahraouie, il était prêt à tout projet. Bien qu'il y ait eu un autre problème, et c'était la partie des Sahraouis conservateurs et continuels, réticents à tout changement. Bassiri savait qu'il devait en quelque sorte réunir les jeunes Sahraouis potentiels avec les Sahraouis passifs. Et il a eu l'idée de fonder une organisation.

A la fin de l'année, le 12 décembre 1969, Bassiri convoque les plus proches d'une réunion au domicile de son neveu Ould Limam et propose de fonder "l'Organisation d'avant-garde pour la libération de Saquia El Hamra et Río de Oro" 'également connu sous le nom de' 'Harakat Tahrir' 'ou' 'Al Hizb al Muslim' 'pour canaliser l'indépendance sahraouie. Ils ont tous approuvé et nommé Bassiri secrétaire général et constituent un comité exécutif composé de 5 membres, qui sont Abd el Haib, Sidi Ould Lebsir, Salem Ould Lebsir, Salama Ould Mami et Brahim Ghali. Bassiri était très prudent quant à garder l'organisation secrète, il savait qu'ils étaient peu nombreux et que toute fuite pourrait y mettre fin. Il n'a pas voulu le rendre public tant qu'ils n'auraient pas suffisamment de membres pour résister à une attaque. L'organisation n'a pas délivré de documents officiels au cours des 7 premiers mois, la seule chose à faire était deux communiqués politiques et plusieurs lettres écrites uniquement par Bassiri.

L'organisation clandestine a initié les processus de recrutement, mais surtout elle évite d'être détectée. Pour ce faire, Bassiri élabore un plan de sécurité; il n'y avait pas de documents officiels sur les plans ou objectifs stratégiques, seul Bassiri a envoyé des lettres inspirées par des mouvements de résistance pacifique comme celui de Gandi, Mandela ou Martin Luther King. Créez un code d'honneur pour éviter toute délation, afin que toute personne accédant à l'organisation prête serment sur le Coran. Bassiri a rejeté la violence et voulait accéder à l'indépendance par une action démocratique, elle était basée sur la résolution 1514 des Nations Unies dans laquelle les nations étaient invitées à décoloniser les États qui conservaient toujours le statut de colonie. Le gouvernement de Franco a refusé d'adopter la résolution, alors Bassiri a décidé de garder l'organisation secrète, malgré le fait qu'en seulement 6 mois, il avait obtenu près de 5 000 membres. Bassiri a été impressionné par le nombre d'affiliés que l'organisation a atteint en si peu de mois. Le 8 mai 1970, Bassiri a envoyé des lettres au gouvernement algérien et mauritanien pour lui demander un soutien politique, militaire et moral. Dans la lettre adressée au gouvernement algérien, il a souligné le succès de la révolution algérienne et l'aide qu'ils ont reçue de l'Égypte et leur a demandé une formation militaire pour 250 membres de l'organisation dirigée par Abd El Haib Sidi Mohamed, le gouvernement algérien a répondu positivement tandis que le Mauritanien prenait du temps réponse. Bassiri, qui a réussi à garder secrète une organisation de milliers de militants pendant 7 mois, est sur le point d'être découvert. Le 4 juin 1970, Aba Ould Waida, informateur du gouvernement général qui a réussi à s'infiltrer dans l'organisation, trahit son serment et alerte les autorités espagnoles de l'existence d'une organisation qui cherche à l'indépendance du Sahara occidental, ils se sont mis en colère et ont commencé pour savoir de qui il s'agissait alors qu'une opération de diffamation contre Harakat a été lancée par les mêmes autorités. L'organisation est devenue publique et a envoyé un mémorandum d'environ 12 pages au gouverneur de la colonie dans lequel il proposait un accord entre le gouvernement espagnol et Harakat Tahrir pour un référendum, le retrait des troupes espagnoles et l'arrestation de l'exploitation des ressources naturelles. Sahraouis sans le consentement de l'Organisation.

Le 14 juin, en raison de la forte pression internationale qui est tombée sur le gouvernement espagnol pour permettre aux Sahraouis de décider de leur avenir. Carrero Blanco, de Madrid, a organisé une manifestation / fête à des fins de propagande pour le 17 juin 1970 et a demandé aux hispano-sahraouis d'El Aaiún de manifester sur la Plaza de África, devant le gouvernement général affirmant l'union et le jumelage entre Sahara occidental et Espagne. Les autorités espagnoles ont envoyé des centaines de journalistes et d'observateurs internationaux pour assister aux bonnes vibrations entre Sahraouis et Espagnols et qu'il n'était pas nécessaire de décoloniser. Harakat Tahrir a appris la manifestation et le comité exécutif a organisé une contre-manifestation le même jour à la même heure. Bassiri n'était pas d'accord avec la contre-manifestation car il la considérait comme imprudente, savait qu'il était en grand danger et avait le sentiment que la contre-manifestation pouvait se terminer par la boucherie humaine. Dans la nuit du 16 juin 1970, Harakat Tahrir a expressément demandé à Bassiri de quitter El Aaiún pour sa sécurité, il était en danger, mais il a carrément refusé, répondant:

''Je ne vais pas partir d'ici, je ne veux pas dire que je suis un aventurier qui a conduit son peuple à la catastrophe puis a disparu, et avec moi l'Organisation. Je reste, même si je suis en prison, j'aurai toujours de l'espoir. ''

Le matin du 17 juin 1970, 200 Sahraouis sortent manifester sur l'esplanade de Jatarrambla, dans le quartier de Zemla, contre le colonialisme espagnol, ils portent des pancartes qui se lisent «Le Sahara pour les Sahraouis». `` Plus de manifestants arrivaient et à midi, le nombre a atteint un total de 3000 nationalistes sahraouis dans une manifestation géante qui a rejeté le colonialisme espagnol, dirigée et dirigée par Buda Ould Ahmed Ould Hamudi, Ahmed Ould Kaid Saleh et Hussein Ould Ahl Hussein. Ce sera plus tard connu comme le "soulèvement de Zemla".

À midi, l'envoyé du gouverneur général arrive à la manifestation sahraouie pour les inviter à la fête organisée par Carrero Blanco, mais les sahraouis lui disent qu'ils ne veulent voir que le gouverneur général pour livrer un mémorandum. Les autorités espagnoles acceptent de renverser la situation dans la colonie espagnole, donc en premier lieu elles ont envoyé plusieurs messages exhortant les manifestants à rejoindre la manifestation espagnole, la réponse a été négative de la part des Sahraouis qui ont commencé à lancer des pierres aux autorités. À 4 heures de l'après-midi, le gouverneur de la province du Sahara, José María Pérez de Lema, est arrivé et a lu une lettre affirmant les liens qui unissent les sahraouis et l'espagnol et a reçu le mémorandum Basiri, en fait écrit par Brahim Ghali (président actuel) , dans lequel il a dit;

«Aucun étranger n'est entré dans notre pays sahraoui en tant que président pour nous ordonner, ou dirigeant pour nous gouverner, ou sultan pour se soumettre, ni prince pour hériter de notre destin, ni représentant chargé de résoudre nos problèmes gouvernementaux. Notre terre et notre peuple, depuis sa création jusqu'au pacte avec la nation espagnole, n'avaient été gouvernés par aucune autorité, ni souverain, ni sultan, ni héritier, ni représentant-délégué. Il était libre et indépendant et seul Dieu exerçait une autorité sur lui. "

«Notre peuple a également choisi la culture et la langue espagnoles comme officielles; Eh bien, sa langue, sa culture et toute sa vie sont devenues espagnoles. Il a mis toutes ses affaires entre les mains de l'Espagne, oubliant le passé, ou voulant oublier, ignorer et vouloir ignorer, car tout son avenir a été placé entre les mains d'une nation puissante dont le prestige est très évident parmi les nations du monde. Il ne s'est jamais méfié depuis un moment, car il sait qu'il veillera toujours à ses intérêts et qu'il n'évaluera pas les efforts pour les protéger et protéger leur intégrité contre les ennemis de l'étranger de plus en plus nombreux, mais le gouvernement espagnol a progressivement abandonné une partie de du territoire de notre pays, grand abandon et négligence ».

"Le gouvernement espagnol a cédé le territoire de notre pays à l'Algérie, à l'Est. En Mauritanie au sud et au Maroc au nord. Une partie de ce territoire a été cédée au gouvernement français lors de la colonisation des pays voisins. D'autres ont été cédés à ces pays lorsqu'ils ont accédé à l'indépendance. Et le gouvernement espagnol n'a pas cessé de livrer, il cède toujours progressivement une partie de nos terres aux pays voisins, sans aucune raison, sans être juste et sans combat qui a motivé un tel transfert."


«Si ces gens voient chaque jour - jour après jour - leur intégrité, leur unité diminuer et ils cèdent peu à peu, quel sera leur avenir? Quel sera finalement l'avenir de cette terre et quel sera l'avenir du peuple sahraoui sincère et fidèle avec ses amis? Quel sera l'avenir de ce pays qui a délégué toutes ses affaires à ses vrais amis et dont les amis sont le gouvernement espagnol? »

«Tous les pays du monde progressent, qu'ils soient désertiques ou non, et le développement est étendu à tous, et tous se sont développés avec cette aide, soit des nations puissantes, bien des nations sœurs, soit des nations amies. ou par l’intermédiaire des Nations Unies. Sauf pour notre pays sahraoui, qui est resté et reste dans la même situation, sans que la main du développement et du progrès n'ait été étendue à rien, même pas par son meilleur ami, la nation espagnole».


Il est de notre devoir - nous, peuple sahraoui - en tant que peuple d'unité, de droits et d'obligations, d'exprimer nos sentiments en toute liberté pour remédier au malheur même s'il annule l'amitié entre certains, car si nous restons silencieux, notre pays et nous serons perdus avec lui, et aussi Si nous restons silencieux, ils nous mépriseront et, finalement, le monde entier nous méprisera. Et si nous restons silencieux, la ville éclatera et la situation s'aggravera et le feu ne pourra pas s'éteindre. Nous, le peuple sahraoui, ressentons le besoin de faire entendre nos paroles, le besoin pressant, et surtout de dire que la question de notre pays emprunte une voie très dangereuse et très pressante. »

Une heure plus tard, le délégué du gouvernement est arrivé, qui était le lieutenant-colonel López Huertas accompagné de 60 éléments de la police territoriale. Quelques minutes plus tard, une pierre a atteint le colonel et est tombée par terre. López Huertas et ses 60 escortes se retirent et le déploiement de plusieurs Land Rover Defender est ordonné, ce qui a dégagé le territoire et assiégé le quartier de Jatarrambla, à 500 mètres des manifestants, les voitures se sont approchées lentement et les manifestants ont commencé à lancer des pierres sans cesse. La situation est devenue incontrôlée et s'est encore aggravée lorsque López Huertas a ordonné l'arrestation des 3 jeunes qui dirigeaient la manifestation (Buda Ould Ahmed Ould Hamudi, Ahmed Ould Kaid Saleh et Hussein Ould Ahl Hussein), inculpent les manifestants et font feu dans les airs. pour les effrayer.

Les Sahraouis ne montraient aucune lâcheté et intensifiaient les jets de pierres. La police territoriale a frappé avec des bâtons et tiré en l'air sans succès, les sahraouis ont réussi à repousser et à retirer les forces de police en les frappant avec des pierres et avec les quelques bâtons qu'ils avaient réussi à arracher à la police territoriale. La police les a de nouveau inculpés à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'ils contrôlent la situation malgré le fait qu'ils n'aient pas réussi à dissoudre la manifestation comme l'avait demandé le lieutenant-colonel López Huertas. Les près de 3 000 Sahraouis se tenaient toujours à seulement 100 mètres, certains avec des visages meurtris, des T-shirts déchirés et d'autres saignant. Sur les 60 policiers, plusieurs ont été blessés. Il y a un calme tendu. Personne ne sait ce qui se passera ni qui attaquera. Enfin, les forces de l'ordre reçoivent des ordres directs du délégué du gouvernement dans lequel il demande qu'elles gardent la situation sous contrôle jusqu'à ce qu'il informe le commandement des événements. Le quartier est fermé, personne n'entre ou ne sort jusqu'à ce qu'une unité du troisième "Don Juan de Austria" 3e de la Légion espagnole commandée par le capitaine Carlos Díaz Arcocha arrive, ils transfèrent la police qui était face à face avec les manifestants Sahraouis.

Les Sahraouis se sont défendus contre la Légion ainsi que contre la police, avec des pierres. Les légionnaires ont tiré en l'air, mais cela n'a pas blessé les Sahraouis qui ont continué à lancer des pierres, donc le capitaine commandant Díaz Arcocha a donné l'ordre de tirer sur les manifestants pour dissoudre immédiatement la manifestation, donc sans dire un mot les manifestants, les légionnaires ont commencé à tirer, transformant la place en boucherie humaine, tout comme craignait Bassiri même s'il n'était pas sur les lieux. Des corps mutilés, des saignements blessés et le reste des manifestants qui courent sans but, un fait connu sous le nom de massacre de Zemla. Le bilan final n'est pas exactement connu, selon le gouvernement espagnol, il n'y a eu que 2 morts, selon Harakat Tahrir 11, selon la Mauritanie 12 et selon le Maroc 10. Une fois la manifestation réprimée et dissoute. Des centaines de personnes ont été arrêtées et les instigateurs de la justification, dont Bassiri en tant que meneur, ont été fouillés et détenus.

Basiri, était la principale personne recherchée, la police territoriale espagnole avait ordonné au siège de retrouver Sidi Mohamed Brahim Basiri, accusé d'avoir inspiré la population sahraouie à manifester contre le colonialisme espagnol. Il convient de noter qu'avant tout cela, Bassiri n'avait pas l'intention de se rendre à El Aaiún, il savait que c'était dangereux. Après les événements fatidiques de Zemla, dans la nuit du 17 juin 1970, Bassiri s'est rendu au domicile de son ami Jatri Yumani, qui était chef de l'Assemblée. Très effrayé, Jatri dit à Bassiri d'essayer de calmer les esprits des masses, tandis que Basiri ordonne à deux amis de se rendre en Mauritanie pour informer les autorités mauritaniennes de ce qui s'est passé et demander à Nouakchott d'envoyer des patrouilles à la frontière pour récupérer les persécutés qui seront plus tard expulsés du Sahara occidental par la Légion. Enfin, à 3 heures du matin dans le quartier de Jatarrambla, Mohamed Sidi Brahim Basiri a été arrêté par la police après une intense recherche. Cette même nuit, 33 autres nationalistes sahraouis ont été arrêtés et distribués dans les prisons de Tenerife, Dajla et Bir Nzarán. Le reste de ses partisans qui ont réussi à s'échapper se sont installés à Zuerat.

Après avoir été détenu par la police espagnole et détenu dans une cellule individuelle de la prison provinciale d'El Aaiún, Basiri a été brutalement torturé pendant 3 heures par des agents franquistes. Il a passé exactement un mois à la prison provinciale d'El Aaiún. Il convient de noter que pendant son incarcération, personne n'en avait connaissance, ils ont cru qu'il avait disparu. Après un mois de son arrestation, le 17 juillet 1970, Basiri a signé sa déclaration devant la police territoriale d'El Aaiún et a été emmené dans les cellules du quartier général. Le Gouvernement Général, sachant qui est Bassiri, ordonne la déportation de Bassiri et finalement, après 12 jours passés dans le cachot, le 29 juillet 1970 à 4h30 du matin, deux sièges sociaux de Land Rover apparaissent au siège. appartenant à la caserne d'artillerie, qui comprenait des légions du troisième Don Juan de Autriche, son capitaine et une brigade du quartier général. Les légionnaires sortent Bassiri du cachot, il portait une djellaba à capuche, un sac à la main avec ses affaires, barbu, calme et paisible, il n'était donc pas nécessaire de le menotter et ils l'ont mis dans l'un des Land Rover. Le convoi qui l'a transporté a traversé tout El Aaiún, a pris la route en direction de la plage et à 10 kilomètres de l'aéroport a coupé la route traversant à droite vers une chaîne de dunes parallèle à la mer. Les Land Rover se sont arrêtés au-dessus d'une des dunes, ont allumé les phares, d'abord les légionnaires et leur capitaine sont sortis du véhicule, ont forcé Bassiri à descendre et lui ont ordonné de marcher dans la direction des phares du véhicule, et il a été abattu. Ici Basiri disparaît complètement, il n'a jamais été revu. Ander Landaburu, journaliste basque, était la dernière personne connue à avoir vu Bassiri vivant. Il l'a vu après les heures de torture auxquelles il avait été soumis et a reconnu que Bassiri était terriblement dévasté et dans un état physique inhumain. 12 ans après le meurtre de Bassiri, en 1982, l'ancien gouverneur du Sahara espagnol José María Pérez de Lema, dans ses dernières années de vie, a été interrogé par une commission sahraouie, qui a reconnu que Bassiri avait bien été abattu dans un champ de dunes à l'ouest d'El Aaiún. Le consensus historiographique convient également que Bassiri a été abattu dans un champ de dunes à El Aaiún. Sur la base du témoignage de légionnaires qui étaient présents à l'aube de la disparition de Bassiri et qui se sont prévalus du droit à l'anonymat, ils ont avoué au prêtre Félix Erviti, qui était le préfet apostolique du Sahara espagnol, les événements survenus tôt le matin. de la disparition de Bassiri. Bien que le gouvernement franquiste ait annoncé dans une déclaration publique que Bassiri avait été expulsé vers le Maroc, Bassiri n'a jamais été retrouvé par les Marocains, car il était également recherché là-bas.

À ce jour, la disparition de Bassiri reste un sujet de controverse actuel et il existe plusieurs versions de sa disparition et, malheureusement, celle qui gagne en force et sur laquelle les aveux et les témoins pèsent, c'est qu'il a été abattu par un peloton d'exécution. formé par des légionnaires du Troisième Don Juan d'Autriche, mais son corps n'a encore été retrouvé dans aucune des 160 fosses communes trouvées. La disparition de Bassiri a été classée par les enquêteurs, les avocats, les journalistes et le grand public comme un cas extrême puisqu'au cours des plus de 40 années qui se sont écoulées depuis sa disparition, aucun de ses effets personnels, vêtements qu'il portait, n'a été retrouvé. , ni des annonces d'observations, ni son propre cadavre. La vérité est peut-être avec le prêtre Félix Erviti, mais ce monseigneur est décédé le 24 novembre 2000 après s'être effondré en pleine célébration d'une messe à l'église Virgin Pilgrim de Madrid. Le seul moyen d'accéder à la vérité est de fouiller les archives déclassifiées du régime franquiste. Ou demandez plutôt au gouvernement espagnol actuel de déclassifier les fichiers qui sont toujours classés en appliquant la loi sur les archives, qui comprend la loi espagnole sur le patrimoine documentaire, promulguée par les tribunaux en 1985, mais qui n'a pas été exécutée correctement. Malgré l'entrée en vigueur en 2013 de la loi sur la transparence, où, à l'article 13, elle déclare "le droit d'accès à l'information publique", la même loi contredit l'article 14 dans lequel elle limite le droit d'accès à l'information. À ce jour, le gouvernement espagnol nie de manière plausible, sans aucune discussion, la déclassification des plus de 10 000 documents franquistes dans lesquels la condamnation de Bassiri pourrait être ou ne pas être.

Disons qu'il y a un cas hypothétique que le gouvernement espagnol publie les 10 000 documents restants du régime franquiste et qu'il est possible de trouver la fin de Bassiri et toute la vérité. Et les coupables sont vivants et vivent en Espagne, dans une telle situation la loi d'amnistie, signée par le roi Juan Carlos I en 1977, entrerait en action, ce qui ne permet pas d'enquêter sur un crime commis avant le 15 décembre 1976 en Espagne (y compris ses colonies) et exempte les responsables de l'infraction de toute responsabilité pénale. Cela inclut malheureusement le cas Bassiri, qu'il ait été tué ou déporté au Maroc.

Ainsi, toute enquête menée sur la mort de Bassiri constituerait une violation de la loi espagnole, et donc un crime. Bien que la loi susmentionnée ait reçu de vives critiques et suscité une grande controverse en Espagne, elle a également reçu des pétitions pour dérogation à Human Rights Watch et Amnesty International pour son incompatibilité avec le droit international et pour s'être opposé à la Convention contre la torture. et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. En 2012, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a demandé à l'Espagne d'abroger immédiatement la loi. Malgré toutes les critiques, les pressions des groupes des droits de l'homme, les demandes d'abrogation, la loi reste en vigueur.

Cyril Ramaphosa: «L’arrogance et le racisme du Maroc entravent l’indépendance du Sahara occidental»


Paris, 11 Juin 2020.-(ECSAHARAUI) 

Par Mohamed Labsir/ECS




Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a estimé que l’accession à l’indépendance du Sahara occidental était «entravée par l’arrogance et le racisme du Maroc».

Dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion du lancement d’une «initiative antiracisme» par les partis politiques sud-africains, Cyril Ramaphosa, président du Congrès national africain (ANC), a soutenu que «c’est ce mélange toxique d’intérêt chauvin et économique et l’arrogance des ethnies raciales et supériorité nationale qui font obstacle à la réalisation de l’indépendance du Sahara occidental».

Il a en outre estimé qu’il était «nécessaire de reconnaître que le racisme et les formes d’intolérance qui y sont associées ne se trouvent pas seulement dans le comportement des individus, ils imprègnent les institutions, les communautés et les sociétés, et ils se manifestent au XXIe siècle de nombreuses autres manières».

A cet égard, il a estimé que «le racisme est l’un des éléments fondamentaux de l’esclavage moderne, qui limite de nombreuses personnes au travail forcé et à la servitude. Il s’infiltre dans les atrocités commises par des peuples du monde entier, comme en témoignent par exemple le génocide rwandais, le nettoyage ethnique en Bosnie et, plus récemment, la persécution des Rohingyas en Birmanie».

L’ANC et ses partenaires de l’Alliance ont lancé vendredi une initiative contre le racisme, dirigée par le président de l’ANC, Cyril Ramaphosa. Le lancement intervient dans un tumulte international et des protestations suite à la mort tragique aux Etats-Unis de George Floyd, tué le 25 mai à Minneapolis lors de son interpellation par un policier blanc, Derek Chauvin, qui a comparu devant la justice lundi, inculpé de meurtre.

Source: El Watan

Déclaration de Oubi Bouchraya à l’occasion du 47eme anniversaire du Front Polisario




Bruxelles- (ECSAHARAUI). «Continuer à faire le mauvais pari sur l’occupation marocaine démontre que certains pays européens ne réussissent pas encore à faire la bonne lecture de leur propre histoire coloniale »

Aujourd’hui, 10 Mai 2020, le Front Polisario célèbre son 47éme anniversaire, en tant que mouvement de libération nationale sans orientation idéologique particulière sauf l’objectif sacré et commun à tout un peuple, celui de la libération du Sahara occidental.

Le Front Polisario est le Représentant unique et légitime du peuple du Sahara occidental qui lui a confié dès 1973 le mandat historique de diriger son combat pour l’autodétermination et l’indépendance.

47 ans après sa fondation, le peuple sahraoui a toutes les raisons pour célébrer et apprécier les acquis et les conquêtes réalisés sous l’égide du Polisario qui mène avec détermination un combat sur plusieurs fronts pour faire respecter le choix des Sahraouis et leur attachement à la liberté et à l’Indépendance.

A la fois engagé dans la bataille diplomatique, où il fait face à un adversaire qui agit hors de toute loi, qui fait fi de la légalité internationale et viole les droits humains les plus élémentaires des Sahraouis au vu et su de l’ONU et de la communauté Internationale dans son ensemble. Le Polisario tout en assumant un long processus de libération a aussi réussi à établir les fondements solides d’un Etat en exil, sans contexte l’exception parmi tous les mouvements de libération.

La RASD, malgré les conditions difficiles de l’exil et sa dépendance à l’égard de l’aide humanitaire internationale, continue d’assurer avec efficacité l’ensemble des services pour les citoyens sahraouis pour tout ce qui concerne l’éducation et la santé. Cette république en exil a su aussi promouvoir l’émancipation des femmes, établir la séparation des pouvoirs et la démocratisation de la vie politique dans les camps de réfugiés et dans les zones libérées du Sahara occidental.

La RASD, est devenue un acteur régional incontournable pour la sécurité et la stabilité de la région nord-ouest africaine face à la politique du Maroc, en particulier ses pratiques déstabilisatrices liées au trafic de drogue et au soutien au narco-terrorisme dans la région.

Le Front Polisario, convaincu de la justesse de sa cause, a veillé dès sa création à mener un combat respectueux des normes qui régissent le droit africain et international. Il continue en dépit des frustrations accumulées depuis trois décennies de médiation de l’ONU, à honorer ses engagements internationaux et à contenir la rage de toute une jeunesse qui ressent très difficilement cette absence de volonté politique de la part surtout du Conseil de sécurité devenu très complaisant avec la puissance occupante, le Royaume du Maroc.

Aujourd’hui, avec un processus en panne qui ne dispose plus de pilote depuis la démission de Horst Köhler en mai 2019, avec l’abandon par le Conseil de sécurité de la dynamique créée en 2018 et 2019 préférant revenir au principe du « business as usual », après l’adoption de la résolution 2494 d’octobre 2019, le Sahara occidental se trouve à la croisée des chemins. C’est plus que jamais un rendez-vous historique, la paix définitive à travers l’exercice démocratique du droit à l’autodétermination ou l’escalade, la confrontation et le dérapage certain.

L’Union européenne, par sa proximité géographique, sa relation historique avec la région et l’intérêt d’une stabilité et d’une coopération stable et durable entres les deux rives de la Méditerranée, porte une responsabilité particulière vis-à-vis de ce conflit de décolonisation. Continuer à faire le mauvais pari sur l’occupation marocaine du Sahara occidental démontre que certains pays européens ne réussissent pas encore à faire la bonne lecture de leur propre histoire coloniale. L’extension, en 2019, des accords économiques incluant les ressources du Sahara occidental contre l’avis de la CJUE ainsi que le soutien inconditionnel de plusieurs pays européens au Maroc dans sa politique d’obstruction des efforts de l’ONU en sont la preuve.

L’Europe ne peut pas prétendre avoir fondé son Union sur la base de la promotion de la démocratie, des droits de l’homme, de la justice et de la liberté, et en même temps les oublier dès qu’il s’agit d’un territoire comme le Sahara occidental. Territoire sous occupation militaire depuis 45 ans pour lequel l’Union européenne participe au pillage de ses ressources. Manière pour l’Union de retarder ainsi la résolution du conflit alors que sa résolution est strictement possible en s’appuyant sur le droit international comme le recommandent l’ONU, l’UA, le CIJ et la CJUE.

Malgré ces multiples obstacles mis sur le chemin de la paix au Sahara occidental, et par extension dans la région nord-africaine, le Front Polisario et le peuple sahraoui n’abandonneront jamais leurs droits internationalement reconnus et historiquement confirmés. Droits qu’ils savent, par ailleurs, inaliénables et imprescriptibles.

Le Front POLISARIO, qui a expérimenté la guerre, connait la valeur de la paix et en tiendra le pari tant que cela sera possible. Il restera vigilant et prêt à prendre toute décision nécessaire à la préservation du droit de son peuple à vivre en paix sur la terre de ces ancêtres.

Vive la paix et l’amitié entre les peuples ! A bas le colonialisme !

47e anniversaire de la création du Front Polisario représentant unique et légitime du peuple du Sahara Occidental

47eme anniversaire de la création du Front Polisario représentant unique et légitime du peuple du Sahara Occidental



Par Mahrez Lamari ex président CNASPS/et APS


Alger- (ECSAHARAUI). 47eme anniversaire de la création du Front Polisario représentant unique et légitime du peuple du Sahara occidental et son avant garde de lutte pour l'exercice de son droit à l'autodetrrminationet choix d'expression à travers un référendum libre, régulier, démocratique, sans contrainte et pour l'indépendance totale de la RASD.

En cette occasion, en tant que citoyen algérien militant des droits de l'homme et des peuples, attaché et tirant légitimement un motif de fierté de notre formidable et glorieuse Révolution de Novembre 1954 qui a permis de faire prévaloir la primauté du principe de droit des peuples de disposer d'eux même, je réaffirme mon soutien et ma solidarité agissante avec la lutte du peuple sahraoui sous l'égide du front polisario jusqu'à l'indépendance et salue son endurance et sa résistance qui force le respect de tous ceux qui apprécie la justesse de sa résistance et reconnaisse ses sacrifices dans l'épreuve qui lui est imposée.

STOP ! face à l'entêtement du Maroc qui se complaît dans le statut quo au Sahara Occidental et qui s'emploie à le perpétuer et face aux violations systématiques des droits de l'homme dans les territoires sahraoui Occupés L'ONU doit agir et prendre ses responsabilités afin de ne pas nourrir l'injustice et l'impunité et pour appliquer les résolutions pertinentes du conseil de sécurité des nations unies consacrant et confirmant le droit imprescriptible à l auto détermination du peuple sahraoui et l'octroi de son indépendance conformément à la résolution 1514 AG ONU de décembre 1960 portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux.

Le peuple sahraoui célèbre dimanche le 47e anniversaire de la création du Front Polisario dans un contexte marqué par de nombreux acquis et réalisations aussi bien sur le plan international que continental en faveur de la cause sahraouie.

Les acquis réalisés pour la cause sahraouie se veulent "une réaffirmation de la reconnaissance du Front Polisario en tant que représentant unique et légitime du peuple sahraoui dans son sa lutte pour la liberté et l'indépendance", a écrit l'agence de presse sahraouie (SPS)

Cette année, le peuple sahraoui célèbre cet anniversaire dans des circonstances internationales et régionales marquées par l'apparition de la pandémie du coronavirus (Cpvid-19). Le Front Polisario (Front populaire de Libération de la Saquiet el Hamra et du Rio de Oro), a été fondé le 10 mai 1973 par un groupe de jeunes sahraouis et déclarer la lutte de l'indépendance.

Depuis sa fondation, le Front Polisario est devenu "l'avant-garde, le guide, le bastion politique du peuple sahraoui", avec pour objectif suprême, parvenir à l'indépendance du Sahara occidental occupé.

En effet, la création du Polisario a été "l'un des événements marquants de l'histoire contemporaine sahraouie". Sa création, a rappelé SPS, a donné lieu à la cristallisation d'un nationalisme mature, qui devra affronter, avec très peu de moyens, les forces occupantes dur sa terre, en unifiant la lutte de l'ensemble du peuple sahraoui.

47 années de lutte, de sacrifices mais aussi de réalisations

C'est une lutte de 47 ans dans laquelle le peuple sahraoui a sacrifié tout ce qui est précieux pour aboutir à sa liberté avec fermeté dans ses convictions quant à la victoire finale.

En ce jour de célébration de la fondation du Front Polisario, le peuple sahraoui, ses représentants et ses dirigeants revisitent les succès diplomatiques et les victoires obtenues à la faveur de tant d’efforts et de sacrifices.

Une des réalisations de la diplomatie sahraouie, a été la consécration de la République arabe sahraoui démocratique (RASD) en tant que membre à part entière et fondateur au sein de l'Union africaine (UA), participant à toutes les réunions et sommets de l'UA aux côtés d'autres Etats, entités et organisations internationales.

Au niveau européen, la cause sahraouie a enregistré bien d'autres succès au sein de l'Union européenne (UE) après que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) ait tranché dans un arrêt rendu le 21 décembre 2016, sur le fait que le territoire sahraoui a un statut "distinct" et "séparé" du Maroc.

De telles décisions en Europe et Afrique réaffirment le droit du peuple sahraoui sur ses richesses actuellement spoliées par l'occupant marocain, alors que le Front Polisario poursuit la lutte pour l'exercice de son droit à l'autodétermination conformément à la légalité internationale et les résolutions de l'ONU.

En outre, la commémoration de l'anniversaire du Front Polisario intervient dans une conjoncture marquée par les victoires et succès diplomatiques réalisés au cours de ces 47 années de lutte, à commencer par la consolidation de l'unité nationale, mère de toutes les victoires, et l'édification des institutions de l'Etat sahraoui.

Le combat de presque un demi-siècle a consacré le Front Polisario en tant que seul et légitime représentant du peuple sahraoui et conduit à la reconnaissance par 80 pays de l'indépendance de République arabe sahraouie démocratique (RASD).

La communauté internationale ne reconnaît aucune souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental


Bir Lahlou (territoires sahraouis lbérés), 08 mai 2020 (ECSAHARAUI) Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé mercredi que la communauté internationale ne reconnaît aucune souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et que les avis juridiques de l’Union africaine et des Nations unies ont également confirmé que le Royaume est une puissance occupante sans aucun autre statut juridique.

Dans un communiqué , le ministère des AE a indiqué qu’"il ne fait aucun doute que le ministre marocain des Affaires étrangères (Nasser Bourita) sait très bien que la communauté internationale ne reconnaît aucune souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et qu'il a été informé que les Nations unies avaient classé en 1979 la présence marocaine dans certaines parties de la République sahraouie comme une occupation illégale".

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères a été publié en réaction à l’allocution que le ministre marocain a prononcée, à propos du dossier du Sahara occidental, lors de la réunion organisée lundi par visioconférence par les pays membres du Mouvement des Non-alignés.

Le ministère poursuit dans son communiqué: "Et il ne fait aucun doute également qu'il (le ministre marocain) sait que les avis juridiques de l'Union africaine et des Nations unies ont également confirmé que le Maroc est un pays occupant, et cette même position a été approuvée par la Cour de justice européenne (CJUE) au cours des dernières années".

"La nervosité affichée par le ministre marocain (lors de son intervention) prouve l'ampleur du dilemme dans lequel l'occupant se trouve en raison de l'échec de son projet expansionniste agressif contre le peuple sahraoui qui a contrecarré toutes les conspirations visant à confisquer (aux Sahraouis) leurs droits à l'autodétermination, à l'indépendance et à la souveraineté", ajoute le texte.

"L'instabilité dans la région est entièrement due au fait que l'occupant marocain poursuit l'occupation illégale de certaines parties du territoire sahraoui, le non-respect de ses frontières internationales, et continue d’inonder la région de drogue", précise le communiqué.

Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères a salué la position de principe de l'Algérie et le respect dont elle jouit sur la scène internationale grâce, conclut le communiqué, à ses positions fermes aux côtés du peuple sahraoui et à son soutien aux luttes des peuples colonisés